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BELTUG Communiqué de presse - Les multinationales bien dépourvues pour leurs communications mobiles


Les multinationales bien dépourvues pour leurs communications mobiles
BELTUG et INTUG se plaignent des services transfrontaliers quasi inexistants et terriblement chers 

 

Sint-Niklaas, 4 mars 2010 – Les grandes entreprises ne trouvent pas de services transfrontaliers pour leurs communications mobiles en Europe. Elles paient des fortunes pour se retrouver confrontées à des problèmes en cascade. Les frustrations sont dès lors considérables.
Lorsque les multinationales veulent gérer leurs services mobiles (gsm, internet mobile, …) à un niveau central, ou procéder à des rationalisations régionales ou globales, les problèmes apparaissent. En Europe, les opérateurs de téléphonie mobile n’ont en effet pas de paquets de produits et services transfrontaliers, mais seulement une offre fragmentée, une mosaïque de tarifs, facturations, etc., différents pour chaque pays. C’est ce qui ressort d’un paper d’INTUG, le International Telecommunications User Group.

“En Europe, les entreprises internationales se voient contraintes, pour leurs communications mobiles, d’assembler tout un puzzle très compliqué d’offres nationales, fondées sur des tarifs, des services, des principes de reporting, des appareils de téléphonie mobile … différents. Un véritable micmac,” déclare Danielle Jacobs, Directrice de BELTUG, la section belge d’INTUG. 

Dans la pratique, les opérateurs semblent surtout se préoccuper des consommateurs locaux et de la rentabilité par pays. La demande des multinationales d’une offre cohérente à des prix raisonnables est tout simplement occultée.
 

Les problèmes les plus préoccupants

• Pas d’offre internationale
Depuis des décennies déjà, les multinationales gèrent leurs réseaux de téléphonie et de données internationaux de manière centralisée afin de pouvoir offrir à leur personnel un service conséquent, sécurisé et efficace. Les tentatives pour en faire autant pour les services mobiles semblent toutefois vouées à l’échec, dans la mesure où les opérateurs n’offrent pas le soutien adéquat pour réaliser cet objectif.

• Des communications terriblement chères
Une communication téléphonique internationale mobile demeure chère. Ce, alors qu’une même communication via une connexion fixe est beaucoup moins chère. S’il est admissible que les services mobiles restent plus chers, la différence de prix qui existe actuellement entre fixe et mobile est hors de proportion. Le “roaming“, c’est-à-dire les appels mobiles à l’étranger ou la réception d’appels à l’étranger, est beaucoup plus cher qu’un appel national.

“Aux Etats-Unis, une entreprise se voit proposer une offre unique pour tout le pays et sans roaming. La gestion de la téléphonie mobile s’en trouve sérieusement simplifiée pour elle. En Europe, une entreprise a beaucoup de mal à gérer efficacement ses communications mobiles,” précise Danielle Jacobs.

C’est étrange quand on sait que la partie internationale d’une communication passe par le réseau à grande vitesse fixe et peu cher des opérateurs.

• Prix absurdes et pas d’instruments pour les données mobiles
“Les coûts pour les envois internationaux de données mobiles sont scandaleux,” dénonce Danielle Jacobs. “Les utilisateurs finaux n’ont aucune indication des coûts lorsqu’ils utilisent leur appareil mobile à l’étranger. Et les entreprises ne disposent guère d’instruments pour gérer cette utilisation. C’est comme si une entreprise signait un chèque en blanc.”

Il en résulte que les entreprises limitent l’usage des données mobiles internationales pour les travailleurs. Et l’on entre ainsi dans un cercle vicieux, car le chiffre d’affaires des opérateurs de téléphonie mobile s’en trouve réduit d’autant, ce qui freine les développements sur ce marché de la téléphonie mobile.
 

Appel aux opérateurs et aux pouvoirs publics

Il est grand temps que cela change; c’est pourquoi INTUG lance un appel à différents acteurs :

Les opérateurs de téléphonie mobile
sont instamment invités à ne pas seulement se concentrer sur la clientèle nationale, mais à adopter une approche multinationale, avec des objectifs de bénéfices propres. Ce, afin de fournir au bout du compte aux entreprises à vocation internationale ce dont elles sont depuis si longtemps privées: un achat, une facturation et un système de gestion centralisés. Et ceci, à des prix raisonnables et transparents. 

Il est demandé aux pouvoirs publics, dont la Commission européenne, mais aussi le BEREC (Body of Regulators of Electronic Communications – l’organe qui regroupe les instances réglementaires nationales européennes comme l’IBPT) d’intervenir. L’Europe doit renoncer à une approche nationale de la communication mobile. Ce marché est extrêmement inefficace et coûte beaucoup d’argent et d’efforts aux entreprises.

Vous trouverez le paper d’INTUG sur le site internet de BELTUG.


Concernant INTUG et BELTUG

INTUG (International Telecommunications Users Group) est l’association internationale des utilisateurs professionnels de télécommunications. En Belgique, il est représenté par BELTUG.
BELTUG, le groupe indépendant des utilisateurs de technologies et services de communication en Belgique, rassemble des décideurs ICT d’entreprises et d’institutions publiques. 

Contact

Danielle Jacobs, Directeur BELTUG,  0495 10 88 51  -  015 51 88 51 - danielle.jacobs@beltug.be
BELTUG – Knaptandstraat 123 – 9100 Sint-Niklaas –  03 778 17 83  - www.beltug.be 

 

 
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